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Classement des risques internationaux d'Aon 2015 : Pour la première fois, les cyber-risques font leur apparition dans le top 10

La crainte du préjudice causé à la réputation et à l'image de marque occupe désormais la première place devant l'atonie de la reprise économique, qui était en tête du classement depuis 2009. Malgré la prise de conscience croissante, la perception du risque diverge entre les dirigeants et les Risk Managers.

Bruxelles, le 7 mai 2015 – La 5ème édition de la Global Risk Management Survey bisannuelle du conseiller en risques et courtier en assurances Aon place le préjudice à la réputation et à l'image de marque à la première place et renvoie la lenteur de la reprise économique marquant ainsi une rupture par rapport aux 3 études précédentes. Pour la première fois, les cyber-risques font leur entrée dans le top 10. Les dommages physiques et la responsabilité légale sont également de retour dans le top 10 des risques des entreprises après plusieurs années d'absence.
L'étude d'Aon, à laquelle ont participé plus de 1.400 entreprises originaires de 70 pays (46 % des répondants sont européens) révèle une différence de perception du risque entre les dirigeants d'une part, qui se sentent menacés par les risques financiers et économiques, et les Risk Managers d'autre part, qui trouvent que les risques liés à la responsabilité sont les plus importants. Cette divergence peut s'avérer problématique pour développer une politique efficace en matière de risques.

Voici une vue d'ensemble du top 10 des risques au fil des ans:


Vous pouvez télécharger le tableau complet jusqu'à 2007 inclus en cliquant sur le tableau ci-dessus.

Lien mutuel entre les risques
Pour la première fois depuis 2009, la lenteur de la reprise économique n'est plus considérée comme le principal risque au niveau international. Elle a été détrônée par la crainte du préjudice causé à la réputation et à l'image de marque, ce qui n'a rien d'étonnant au vu des informations quotidiennes. En effet, l'attention portée par les médias aux cyber-incidents, aux conditions météorologiques extrêmes, aux troubles politiques éveille la crainte d'une interruption de la gestion et des activités de l’entreprise, de dommages physiques causés aux bâtiments, de risques politiques, ... et, en toute logique, d'un préjudice causé à l'image de l'entreprise. Car à une époque où les actualités font le tour du monde en 24 heures par le biais des canaux classiques, renforcés par les médias sociaux, la réputation d'une entreprise peut péricliter en quelques heures après une crise. Cela explique également pourquoi les cyber-risques passent de la 18ème à la 9ème place, selon Bart Goossens, Chief Commercial Officer Aon Risk Solutions : « Si une entreprise est par exemple victime d'un piratage et que des informations personnelles fuitent, il peut en résulter de graves conséquences pour la réputation de l'entreprise, voire une interruption des activités. Le total des coûts liés à la cybercriminalité dans le monde est estimé à près de 100 milliards de dollars par an ».
Le lien mutuel entre les risques rend la maîtrise des risques de plus en plus complexe. De ce fait, les organisations auraient intérêt à apprécier les risques dans une plus large perspective et à appliquer une politique de gestion des risques intégrale.

Les Risk Managers et la direction générale ne s'accordent pas sur les risques les plus importants
Cette édition de l'enquête d'Aon a mis en lumière que la perception des risques est considérablement différente pour les Risk Managers et pour les dirigeants et responsables financiers. Les Risk Managers se soucient principalement des risques liés à la responsabilité comme le cyber-risque, les dommages physiques et la responsabilité légale tandis que les dirigeants et les responsables financiers craignent surtout les risques financiers et économiques. Parmi les exemples, nous pouvons citer les risques liés aux matières premières, un déclin économique et une technologie défaillante. Pour Bart Goossens, cette différence de perception entre les Risk Managers et les dirigeants est frappante vu leur dépendance mutuelle. « Nous pouvons vraiment parler de problème si ces deux parties ne s'entendent pas sur l'importance des risques. La politique en matière de risques ne peut alors plus être suffisamment alignée sur les objectifs stratégiques. La différence de point de vue illustre l'importance que revêt le fait que le conseil d'administration discute régulièrement des principales menaces avec le Risk Manager. »

Cependant, l'enquête constate une prise de conscience croissante de la part des conseils d'administration quant à la nécessité d'une gestion des risques. Quelque 76% des entreprises interrogées prévoient un programme de gestion des risques dans leur politique.

Les dommages physiques de retour dans le top 10
Nous remarquons que les dommages physiques reviennent dans le top 10 des risques internationaux pour la première fois depuis 2007. En 2013, ce risque était encore à la 17ème place sur la liste. La principale cause semble être les catastrophes météorologiques et naturelles sans précédent de ces dernières années. Les dommages physiques ont été principalement ressentis par les hôtels et l'horeca, les transports (à l'exception de l'aviation) et les biens immobiliers. Vu que le risque de dommages physiques est généralement étroitement lié au risque d'interruption de la gestion et des activités de l'entreprise, il est étonnant de constater que l'interruption de la gestion et des activités de l’entreprise n'occupe 'que' la septième place sur la liste, tout comme en 2013. Cela peut être le signe que ce risque est sous-estimé. Les cyber-incidents peuvent également entraîner une interruption des activités de l’entreprise.

L'incapacité à innover et à répondre aux besoins des clients est le risque le plus important pour le secteur de la technologie en 2015. Sur l'ensemble de la liste, ce risque est à la sixième place. Pour le secteur des assurances, la gravité de ce risque est un signal d'alarme supplémentaire, combiné à l'intensification de la concurrence. Ce risque devrait arriver en tête de liste d'ici trois ans, après plusieurs années à la troisième place.

La crainte de ne pas parvenir à attirer ou à retenir les meilleurs talents conserve sa cinquième place et Aon pense qu'elle figurera également en bonne place dans le top 10 en 2018.

Risques cachés : instabilité politique, terrorisme et pandémie
Le rapport cite également des risques qui sont sous-estimés selon Aon :

  • Les risques politiques (à la 15ème place aujourd'hui, encore dans le top 10 en 2013). Les tensions et les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient et en Asie peuvent conduire à des dommages physiques, à des embargos et au refus ou à l'incapacité de gouvernements de satisfaire à leurs obligations de paiement.
  • Terrorisme (actuellement à la 41ème place). L'un des exemples est l'orientation de plus en plus internationale de l'EI, qui a encore pris forme juste après l'enquête.
  • Risque de pandémie (aujourd'hui à la 44ème place). L'apparition d'Ebola en Afrique a entraîné, entre autres, des fermetures de frontières, des quarantaines et une interruption des transports. Ces mesures ont montré de nombreuses faiblesses dans la gestion de ce type de crises par la communauté internationale. Sous l'influence de la mondialisation et de la poursuite de l'émergence de l'économie africaine, une pandémie pourrait être lourde de conséquences à l'avenir.

L'explication la plus probable de la sous-estimation des risques politiques est que beaucoup de glissements politiques ont été de nature régionale et que les troubles n'ont évolué que relativement récemment. Dès lors, l'impact international est limité pour les entreprises pour le moment.

A propos de l'étude
Sur la base de la Global Risk Management Survey, Aon rassemble tous les deux ans les 50 risques les plus importants pour les entreprises, en mettant l'accent sur le top 10 des risques et sur la manière dont ils changeront probablement en 2018. La première Global Risk Management Survey a été réalisée en 2007.

Le rapport actuel, publié en 10 langues, est basé sur l'enquête la plus récente menée au dernier trimestre 2014. Celle-ci a interrogé des Risk Managers, des directeurs financiers, des trésoriers et d'autres collaborateurs de plus de 1.400 organisations originaires de toutes les parties du monde sur leurs choix, intérêts et préoccupations en matière d'assurances et de gestion des risques. Le nombre de répondants a augmenté par rapport à 2013. Il en ressort que les entreprises attachent de plus en plus d'importance à la gestion des risques.

Le rapport aide les décideurs en matière de risques à devancer les problèmes émergents dans leur secteur et à gérer les risques et à saisir les opportunités.

Cliquez ici pour télécharger l'étude complète : Aon Global Risk Management Survey 2015

A propos d’Aon
Aon est un des leaders en conseil de courtage d’assurances, de réassurances, de gestion des risques, ainsi qu’en conseil actuariel pensions et en employee benefits. Notre mission consiste à contribuer à la réalisation des objectifs de nos clients en exploitant tout le potentiel du marché des assurances. Aon Belgique dispose d’une équipe dévouée de près de 370 collaborateurs répartis entre les 4 succursales (Anvers, Bruxelles, Gand et Liège). Aon Belgium est la filiale belge d’Aon plc basé à Londres. Le groupe réunit 66.000 personnes disséminées dans 500 bureaux à travers plus de 120 pays. Ce qui fait d’Aon une des sociétés les plus influentes au niveau mondial en matière de gestion des risques, de courtage en (ré)assurances, ainsi qu’en conseil en ressources humaines. Aon plc est coté à la bourse de New York (NYSE:AON). Aon est sponsor de Manchester United, plus d’infos sur www.aon.com/manchesterunited. En savoir plus sur Aon : www.aon.be.