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Les entreprises belges sont très sensibles aux cyberrisques

 
 
  • Seuls 2 % des entreprises belges sont couvertes contre les conséquences financières d’une cyberattaque et des risques technologiques
  • 500 entreprises belges ont introduit une demande d’intervention pour une cyberattaque auprès de leur assureur en 2018
  • Rapport de risque de la Cybersécurité 2019 d’Aon : les propres collaborateurs constituent un grand risque

Seuls 2 % des entreprises belges sont parés contre les conséquences financières d’une cyberattaque. Par ailleurs, 500 entreprises ont introduit l’année dernière une demande d’intervention pour une cyberattaque auprès de leur assureur. C’est ce qu’il ressort d’un sondage d’Aon, conseiller en risques et assurances. La grande dépendance aux technologies rend les entreprises vulnérables face aux cyberrisques. Il faut dès lors faire preuve de prudence sur tous les fronts. Le rapport des cyberrisques 2019 d’Aon « What’s Now and What’s Next » répertorie 8 domaines de risques que les entreprises maîtrisent correctement. Un changement de mentalité, pour sauvegarder les actifs corporels en actifs immatériels bât son plein.

« La technologie joue des tours aux sociétés. Mais un des risques principaux : les propres collaborateurs »

Les entreprises de construction traditionnelles, les éditeurs de journaux ou de magazines, les fournisseurs de pièces détachées de voiture, ... se développent dans l’économie numérique pour devenir des fournisseurs de Xaas (Anything as a service). Certains secteurs sont donc très sensibles aux cyberrisques. L’« Internet of Things » (IoT) est partout présent sur le lieu de travail et augmentera de façon exponentielle au cours des prochaines années. Du système de conférence, des caméras de sécurité, des imprimantes aux capteurs dans les moindres recoins de l’entreprise... La moitié des grandes entreprises qui établissent un inventaire de leur matériel IoT constatent qu’elles disposent d’environ 15 000 appareils IoT. Ils créent plus de risques que les entreprises ne le soupçonnent. C’est ce qu’affirme Raf Duyver, cyberexpert chez Aon. Les propres collaborateurs propres sont dès lors un des principaux risques pour la cybersécurité. L’inventaire des appareils IoT et une communication plus claire, ainsi qu’une formation en matière de cybersécurité pour les collaborateurs se révèlent dès lors être d’une importance primordiale.

Raf Duyver : « Protéger les actifs matériels est aujourd’hui la norme. Protéger les actifs immatériels, la chaîne de livraison, même la réputation... C’est sur ces points que nous devons nous concentrer parce que bien souvent les couvertures classiques ne suffisent plus pour ces risques de plus en plus fréquents»

Le rapport des Cyberrisques 2019 d’Aon « What’s Now and What’s Next » zoome sur les 8 domaines de risques suivants, pour lesquels les entreprises deviennent de plus en plus vulnérables.

  • Technologie innovante
  • Chaîne de livraison
  • Internet of Things
  • Continuité des activités de l’entreprise
  • Travailleurs
  • Pourparlers de fusion et d’acquisitions
  • Application du cadre législatif et réglementaire
  • Responsabilité des administrateurs