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Nouvelles d'Aon Canada

 

L’état de préparation au risque atteint son plus bas niveau en 12 ans

Le Sondage mondial sur la gestion des risques 2019 d’Aon identifie les défis auxquels sont confrontées les organisations en matière d’évaluation et de réaction aux risques


TORONTO (29 avril 2019) - Les préoccupations économiques et commerciales mondiales mettent à l’épreuve la capacité des organisations à investir adéquatement dans la préparation et la protection de la continuité de leurs activités, selon les conclusions du Sondage mondial sur la gestion des risques 2019 d’Aon (en anglais).

« Les entreprises de toutes tailles s’efforcent d’établir des priorités dans leurs actions de gestion des risques, en dépit de nombreux changements et incertitudes, a déclaré Rory Moloney, chef de la direction de Global Risk Consulting d’Aon. Ce qui était autrefois une stratégie éprouvée d’atténuation des risques - utiliser le passé pour prédire l’avenir - est aujourd’hui un défi et, conjugué à une économie mondiale plus compétitive, cela entraîne un niveau de préparation au risque qui n’a jamais été aussi bas. Par conséquent, les plans de gestion des risques doivent adopter une approche différente de celle adoptée par le passé. »

Aon plc (en anglais), le leader mondial des services professionnels offrant une large gamme de solutions en matière de risques, de retraite et de santé, interroge tous les deux ans des milliers de gestionnaires de risques dans 60 pays et 33 secteurs d’activité, afin d’identifier les principaux risques et défis auxquels leurs entreprises sont confrontées.

À l’occasion du Sondage mondial sur la gestion des risques 2019, les répondants ont classé le ralentissement économique comme leur risque n° 1. Les atteintes à la réputation et à la marque ont été citées comme étant leur deuxième préoccupation, ce qui reflète le risque de conséquences importantes en cas d’incident d’entreprise dans le cadre d’un cycle continu de nouvelles sur les plateformes médiatiques sociales. Les taux de changement accélérés des facteurs de marché découlant d’une augmentation des politiques protectionnistes en matière de commerce international, notamment l’augmentation des activités de réglementation et les tensions géopolitiques, ont quitté la 38e place de l’enquête précédente pour rejoindre les deux principales préoccupations de la liste 2019.

C’est à l’automne 2018 qu’Aon a recueilli les réponses à son Sondage mondial sur la gestion des risques 2019, à une époque d’incertitude énorme dans le monde entier, alimentée par la chute des marchés boursiers, les différends en matière de politique commerciale, les mesures réglementaires agressives, les rappels massifs, un cycle actif de catastrophes naturelles dévastatrices, des cyberattaques de grande envergure et des scandales dans des entreprises. Ces risques macro-économiques plus larges, combinés à la rapidité du changement technologique, contribuent à l’émergence de nouvelles menaces qui peuvent perturber les chaînes d’approvisionnement et l’ensemble des activités commerciales. Par conséquent, un tiers des 15 principaux risques sont des nouveaux venus sur cette liste, y compris l’accélération de l’évolution des facteurs de marché et des technologies perturbatrices.

Les gestionnaires de risques font état de leur plus faible niveau de préparation au risque en 12 ans, car bon nombre des principaux risques, comme le ralentissement économique et l’intensification de la concurrence, ne sont pas assurables. Par conséquent, plusieurs doivent adopter la gestion des risques plutôt que le transfert des risques, afin d’atténuer ces menaces et de protéger leur organisation de la volatilité potentielle.

« Les changements recensés dans les résultats du sondage de cette année indiquent que la fonction de gestion des risques doit évoluer pour atteindre le niveau de l’entreprise, a ajouté M. Moloney. Ceci, combiné à l’utilisation de données et d’analyses prédictives qui peuvent générer des informations exploitables, aidera les entreprises à protéger leurs résultats financiers tout en s’adaptant aux changements accélérés et aux fluctuations économiques. »

« Les résultats du sondage illustrent les préoccupations croissantes au sujet de l’évolution rapide de l’environnement commercial et des surprises indésirables auxquelles pourraient faire face les organisations canadiennes, celles-ci pouvant perturber leur modèle commercial au fil du temps et nuire à leur réputation du jour au lendemain », a poursuivi Bill Besse, chef de la direction Clients, Solutions en gestion de risque commercial pour Aon au Canada.

« Bien que difficile dans le contexte actuel, le sondage confirme que la préparation est essentielle pour que les entreprises canadiennes puissent gérer les risques qui ont une incidence sur leurs possibilités de croissance, les risques stratégiques qui peuvent influer sur la validité de leur stratégie de croissance et les risques opérationnels qui peuvent avoir une incidence sur leurs activités clés dans l’exécution de leur stratégie. Les entreprises qui anticipent, planifient et se préparent minimiseront la volatilité des revenus et maximiseront la rentabilité et auront ainsi un avantage concurrentiel dans le monde des affaires d’aujourd’hui », a continué M. Besse.

Parmi les autres résultats clés, on note que :

  • La main-d’œuvre vieillissante passe du 37e rang en 2017 au 20e rang en 2019. Elle devrait passer au 13e rang d’ici 2022. Dans l’ensemble, le vieillissement de la population et les pénuries de main-d’œuvre modifient non seulement la trajectoire sociale et économique d’un pays, mais créent également de la volatilité au sein des organisations.
  • Le changement climatique est passé du 45e rang en 2017 au 31e rang en 2019, la fréquence et la gravité des catastrophes naturelles contribuant à accroître les préoccupations quant à leur impact sur l’économie mondiale.
  • Les cyberattaques et les atteintes à la protection des données se classent au 6e rang des risques et devraient passer au 3e rang des risques mondiaux les plus élevés en 2022. Les cyberrisques continuent d’occuper la première place parmi les répondants d’Amérique du Nord. Pour la première fois, le cyberrisque devrait figurer sur la liste des 10 risques les plus préoccupants des pays d’Amérique latine. Il devrait également passer de la 8e à la 4e place en Europe, et de la 8e à la 2e place au Moyen-Orient et en Afrique.
  • Les technologies perturbatrices sont une préoccupation grandissante pour les répondants au sondage, passant de la 20e place en 2017 à 14e place en 2019, dans le monde. Cette tendance est citée comme l’un des dix principaux risques pour 50 % de tous les secteurs d’activité.

Les profils des participants au Sondage mondial sur la gestion des risques 2019 d’Aon comprenaient de petites (moins de 1 G$ US), moyennes (1 G$ - 15 G$ US) et grandes (plus de 15 G$ US) organisations, y compris des répondants d’entreprises privées, d’organismes publics, du gouvernement et d’organismes sans but lucratif. On peut trouver le rapport complet (en anglais) à aon.com/2019GlobalRisk.

 

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