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Neuvième édition

Sondage mondial sur la gestion des risques

Résultats pour le Canada

Le Sondage mondial sur la gestion des risques d’Aon est conçu pour évaluer les attitudes des chefs d’entreprise à l’égard de la gestion des risques en général et de risques particuliers. Les résultats de 2023 pour le Canada montrent que les répondants ont de nombreuses préoccupations en matière de risque qui concordent avec celles de leurs homologues mondiaux.

Les 10 principaux risques auxquels font face les organisations canadiennes à l’heure actuelle

  1. Cyberattaques ou atteintes à la protection des données
  2. Incapacité d’attirer ou de fidéliser les meilleurs talents
  3. Interruption des activités
  4. Ralentissement économique ou lente reprise
  5. Cash flow ou risque de liquidité
  6. Atteinte à la marque ou à la réputation
  7. Pénurie de main-d'œuvre
  8. Incapacité d’innover ou de répondre aux besoins des clients
  9. Défaillance de la chaîne d'approvisionnement ou de distribution
  10. Disponibilité du capital

Les cyberattaques ou atteintes à la protection des données ont été le risque numéro un au Canada en 2023. Bien que de nombreuses organisations considèrent la transformation numérique comme étant essentielle à leurs stratégies, elle exacerbe les cyberrisques en élargissant la portée des attaques numériques et en augmentant les vulnérabilités potentielles en matière de sécurité. Les cyberrisques illustrent également la nature interreliée du risque : ils peuvent compromettre les données et la propriété intellectuelle d’une entreprise, entraîner une interruption des activités (au troisième rang en 2023) et porter atteinte à la marque ou à la réputation (au sixième rang en 2023).

L’incapacité d’attirer ou de fidéliser les meilleurs talents est classée au deuxième rang des risques les plus élevés en 2023 et pourrait contribuer à deux autres des dix principaux risques, soit l’interruption des activités (au troisième rang) et l’incapacité d’innover/de répondre aux besoins des clients (au huitième rang). Le manque persistant de personnel et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée nuisent à de nombreux secteurs de l’économie.

Le rang élevé qu’occupe l’interruption des activités pourrait également résulter des feux de forêt record survenus au Canada. Les incendies ont causé une perte de 18,4 millions d’hectares en 2023, ce qui a posé un grave risque pour la vie, a causé d’importants dommages à l’environnement et a entraîné des risques pour la santé, en plus d’avoir des effets négatifs considérables sur l’économie. Les secteurs les plus touchés sont ceux de l’exploitation minière, des carrières et du transport ferroviaire.

Le ralentissement économique ou la lente reprise arrivent au quatrième rang en 2023. Comme son économie est largement tributaire des exportations, le Canada subit de façon disproportionnée les effets du ralentissement de l’économie de ses partenaires commerciaux. De plus, une inflation élevée – et les hausses de taux d’intérêt visant à la juguler – exacerbent le risque lié au coût de la vie pour les résidents du Canada.

Les répondants canadiens ont également inclus le risque de défaillance de la chaîne d’approvisionnement ou du réseau de distribution dans leurs 10 principaux risques (au neuvième rang) en 2023. Les taux d’intérêt élevés et les conflits mondiaux touchant les ports et les expéditions ont accéléré ce risque, en particulier pour le secteur manufacturier.

Explorez les résultats mondiaux

Les entreprises sont confrontées à des risques traditionnels sous de nouvelles formes, qu'il s'agisse de risques ou de capital humain. Comment les dirigeants d'entreprise peuvent-ils les hiérarchiser pour mieux y faire face?

Voir le rapport mondial (en anglais)

Les 5 principaux risques avec lesquels les organisations canadiennes devront composer à l’avenir

  1. Incapacité d’attirer ou de fidéliser les meilleurs talents
  2. Cyberattaques ou atteintes à la protection des données
  3. Ralentissement économique ou lente reprise
  4. Cash flow ou risque de liquidité
  5. Changements réglementaires ou législatifs

La plupart des répondants canadiens s’attendent à ce que leurs plus grands risques se poursuivent en 2023. Quatre des cinq principaux risques en 2023 figurent sur la liste des cinq principaux risques futurs des répondants canadiens. Seule l’interruption des activités est retirée de la liste des cinq principaux risques, remplacée par les changements réglementaires/législatifs, probablement en raison de la complexité associée à la compréhension et au respect des diverses exigences réglementaires. Comme les gouvernements fédéral et provinciaux ont chacun leur propre ensemble de règlements parfois conflictuels, le risque de non-conformité augmente. Ce risque peut être compliqué davantage selon le secteur, le produit ou les services offerts. Pour les organisations œuvrant à l’échelle nationale dans plusieurs territoires de compétence, assurer la conformité peut être intimidant. Bien que le contexte réglementaire en évolution crée de nouveaux défis, il peut également constituer un avantage concurrentiel pour ceux qui peuvent s’adapter rapidement.

Le risque lié aux flux de trésorerie/liquidités passe du cinquième au quatrième rang dans le futur, probablement en raison des préoccupations persistantes à l’égard de la hausse des taux d’intérêt, de la forte inflation et d’une potentielle récession. En réponse à ces préoccupations, les entreprises gèrent le capital de manière plus serrée et reportent les dépenses en capital coûteuses jusqu’à ce qu’elles aient une meilleure idée de ce que l’avenir nous réserve.

Le maintien d’un taux de chômage résolument bas a entraîné des pénuries de main-d’œuvre persistantes et une concurrence acharnée au sein des secteurs d’activité pour recruter des travailleurs qualifiés. Les répondants s’attendent à ce que ce risque s’intensifie à l’avenir. Dans ces conditions, la proposition de valeur aux employés et la réputation globale de l’organisation sont essentielles pour attirer et fidéliser les talents.


Ce que les résultats signifient pour les organisations au Canada?

La volatilité géopolitique et macroéconomique croissante modifie rapidement le paysage du risque. De nombreuses entreprises canadiennes ne sont pas préparées à gérer les risques actuels et émergents. Conscientes de ce fait, elles mettent davantage l’accent sur la fonction et les activités de gestion des risques. Une solide planification de la gestion des risques sera nécessaire pour résister à toutes les formes de risques émergents. Pour éviter l’interruption des activités et renforcer la résilience, les organisations canadiennes peuvent mettre au point des plans de continuité des activités plus efficaces qui s’intègrent avec la planification environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

Les organisations peuvent renforcer leur cyberrésilience grâce à une stratégie qui comprend une évaluation axée sur les données, des mesures d’atténuation, le transfert des risques et la reprise des activités. La gestion efficace des cyberrisques passe par la participation d’une équipe de leadership interfonctionnelle. Cela peut inclure la prise de décisions conjointes au sujet des stratégies et des investissements dans la sécurité de l’information et l’assurance cyberrisques en fonction d’une compréhension commune des risques.

Pour attirer les talents recherchés et se démarquer de leurs concurrents, les organisations canadiennes peuvent définir des stratégies de rémunération globale fondées sur des données et des propositions de valeur exhaustives aux employés. Ces propositions doivent refléter l’intérêt des employés à l’égard du perfectionnement des talents, de la culture, de la rémunération et des avantages sociaux. Des pratiques de rémunération et des propositions de valeur aux employés flexibles et sur mesure peuvent mieux répondre aux besoins d’un effectif de plus en plus diversifié.